Gérer les épisodes de canicule dans les classes sans les moyens adéquats relève de la gageure. Or, le guide publié par le Ministère tient davantage du rappel élémentaire que d’une réelle stratégie adaptée à la réalité des écoles. Aérer les salles, veiller à l’hydratation régulière des élèves : ces consignes, certes sensées, demeurent largement insuffisantes, quand elles ne sont pas inapplicables. Elles font en effet abstraction des conditions matérielles des locaux et de l’inadaptation structurelle du bâti scolaire. Manque d’aération, fenêtres condamnées pour des raisons de sécurité, absence de rideaux ou de persiennes, absence de fontaines à eau, points d’eau impropres à la consommation ou hors service : autant de situations qui confrontent l’enseignant à une gestion particulièrement difficile de la classe dans les conditions extrêmes que nous connaissons en cette fin d’année.
Gérer les épisodes de canicule dans les classes sans les moyens adéquats relève de la gageure. Le guide publié par le ministère tient davantage du rappel élémentaire que d’une réelle stratégie adaptée à la réalité des écoles. Aérer les salles, veiller à l’hydratation régulière des élèves : ces consignes, aussi sensées soient-elles, demeurent largement insuffisantes, quand elles ne sont pas inapplicables. Elles font abstraction des conditions matérielles des locaux et de l’inadaptation structurelle du bâti scolaire. Manque d’aération, fenêtres condamnées pour des raisons de sécurité, absence de rideaux ou de persiennes, absence de fontaines à eau, points d’eau impropres à la consommation ou hors service : autant de situations qui confrontent l’enseignant à une gestion particulièrement difficile de la classe dans les conditions extrêmes que nous connaissons en cette fin d’année.
Lorsque la température en classe dépasse les 30 degrés, seuil que la circulaire ministérielle considère elle-même comme dangereux pour l’organisme, quatre options sont envisageables mais aucune ne relève de la décision de l’enseignant :
- La réfection immédiate des locaux pour les rendre suffisamment isolés, solution coûteuse pour les communes et impossible sur le court terme ;
- L’installation d’une climatisation en un temps record, mêmes contraintes budgétaires et temporelles ;
- La fermeture des écoles, ce qui a été partiellement décidé sur le territoire pour ce second épisode de canicule. Tout en sachant que cela fait peser une charge supplémentaire sur les familles ;
- Le maintien de l’accueil des élèves avec un rappel des règles de base, au prix d’un risque assumé.











